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La Guadeloupe, petit archipel des Antilles dans la mer des Caraïbes, se trouve à environ 6 200 Km de la France métropolitaine, à 600 Km au nord des côtes de l'Amérique du Sud, à 700 Km à l'est de la République dominicaine et à 2 200 Km au sud-est des États-Unis. De par son caractère archipélagique, la Guadeloupe dévoile des paysages aussi bien variés que contrastés sur un archipel composé de 1 628 Km² de terres émergées, et qui comprend un multitude d’îles, dont six sont habités. Parmi elles, s’en distinguent deux, qui forment la Guadeloupe continentale : L'île de Basse-Terre, à l’ouest, est montagneuse et recouverte d'une forêt tropicale très dense du nord au sud, où abondent de nombreuses rivières et cascades. D‘origine volcanique, son plus haut sommet est le volcan en activité de la Soufrière culminant à 1 467 mètres, soit la plus haute altitude des petites Antilles. Comme dans la plupart des îles volcaniques, on y trouve aussi de nombreuses plages de sable noir et de sable roux. L’île de Grande-Terre, à l’est, est plate et aride. Sur un substrat calcaire, elle se compose d’une plaine bordée d’une mangrove au sud-ouest, d’une succession irrégulière de mornes appelée "les grands fonds" au centre, et d’un plateau aride dentelé de côtes rocheuses et sauvages au nord. C’est sur le littoral sud de la Grande-terre, parsemé de plages de sable blanc à l’abri des récifs coralliens que se concentrent les grandes stations balnéaires ; ce littoral est appelé la Riviera. Tout à la fois proches et dissemblables, ces deux îles sont séparées par un étroit bras de mer n’excédant pas 200 mètres de large, la Rivière Salée coulant sur un axe nord-sud selon les courants de marée et qui traverse l’est d’un isthme reliant les deux îles. Leur configuration et leur position de part et d'autre de ce bras de mer font qu'elles sont souvent comparées aux ailes d’un "papillon" déployé sur la mer. À quelques encablures du papillon, la "Guadeloupe insulaire" fait face au "continent" et se compose de plusieurs îles s’étalant de l’est jusqu’au sud-ouest de l’archipel, sur une superficie de 194 Km² : La Désirade, 21 Km², est une île calcaire de forme allongée qui se présente comme un vaste plateau incliné vers le nord-ouest. La Grande Montagne, qui atteint 275 mètres d'altitude, est son point culminant. Petite-Terre, est un petit archipel de 2 Km² constitué de deux îlots fermés par un récif corallien, situé à une dizaine de kilomètres au sud de la Pointe des Châteaux et de la Désirade. Inhabitées, ces îles sont rattachées à La Désirade. Marie-Galante, 158 Km², est une grande île formée sur un substrat calcaire vallonné, arrosée par l'alizé. Par rapport à sa forme arrondie (15 Km de diamètre), elle est surnommée la "Grande Galette". Les Saintes se présentent comme un petit chapelet de 9 îlets arides et escarpés. 2 de ces îlets sont habités : Terre-de-Haut, un îlet allongé de 5 Km² au centre de l’archipel, et Terre-de-Bas, l’îlet le plus grand de 8 Km² à l’ouest de l’archipel et de forme plus arrondie. La Basse-Terre et les Saintes à l‘ouest de l’archipel sont issues de formations d’une chaîne volcanique récente qui culmine à la Soufrière, alors que les autres îles à l’est de l’archipel sont d’origine corallienne.
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Arrivée à Pointe à Pitre, après huit heures de vol |
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Nous passons cette journée à nous installer et à prendre le soleil des Antilles |
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Cette double rangée de palmiers royaux fut plantée vers 1850 et depuis, malgré les cyclones successifs qui ne manquent pas d'en décapiter quelques uns à chaque passage, l'allée est toujours aussi majestueuse. Longue de 1 200 mètres, pas moins de 400 palmiers royaux s'y cotoîent doublés de bananeraies donnant à cet ensemble une image d'empire de "vert jaillissant". Rares sont ceux qui datent de la génération du milieu du 19ème siècle, ils ont maintes fois été replantés pour ne rien dénaturer sur ce site dont la réputation a largement dépassé les frontières de l'île.
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La ville de Basse-Terre est située au pied du volcan de la Soufrière. Son nom vient du vocabulaire de marine en usage au 17ème siècle et qui désignait une terre ou un littoral abrité des vents, par opposition à la Capesterre "Le Cap à l'est de la Terre".
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Surnommée "la vieille dame", ce volcan en activité est situé dans le parc national du même nom, dans le Sud de l'île de Basse-Terre. Il est le seul à être actif en Guadeloupe depuis 10 000 ans, actuellement à l’état de repos éruptif. Le sommet de la Soufrière, appelé La Découverte, culmine à une altitude de 1 467 mètres. C’est le plus haut sommet de la Guadeloupe. Son dôme de lave prend la forme d’un cône tronqué de 900 mètres de diamètre à sa base. Il n’y a pas de véritable cratère, mais plusieurs bouches éruptives, des gouffres d’où s’échappent des vapeurs sulfureuses et des entailles C’est un volcan actif de type péléen, explosif à nuées ardentes et de formation récente (100 000 à 200 000 ans). Son activité est marquée par des fumerolles, des vapeurs sulfureuses et des sources chaudes sur différents points du sommet.
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Après la balade, la plage!!!! Baignade à Sainte Anne qui offre une plage de rêves.
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Le ti-punch se fait avec un fond de sucre de canne ou de sirop batterie, deux doigts de rhum blanc et un zeste de citron vert. En Guadeloupe, on utilise volontiers des petits citrons presque jaunes, moins amers. Aux Antilles, le ti-punch est plus qu'une boisson traditionnelle : c'est tout un cérémonial. En général, le buveur regarde longtemps son verre avant de le porter à sa bouche : il fait tourner le liquide avant de le boire d'un coup sec du poignet. Certains gaillards aux Antilles, boivent "un sec" c'est-à-dire un petit verre de rhum blanc sans rien ajouter d'autre et bu d'une traite. L'expression créole ti punch signifie petit punch, ainsi l'appellation ti-punch désigne simplement un punch ordinaire et non pas une version spéciale du punch antillais (demander un ti punch est comparable à commander un petit jaune dans un bar en France pour obtenir un pastis ordinaire). Nous sommes plus des adeptes du Punch Planteur, à base de mélange de jus de fruits locaux et de rhum. En général on ne perçoit pas l'alcool du rhum dans le planteur s'il est bien fait, ce qui fait parfois des ravages...
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Visite de la distillerie Séverin |
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Le broyage de la canne à sucre Symbole du Domaine, la célèbre roue à aubes continue aujourd'hui d'entraîner les deux moulins. Cette roue est actionnée par l'eau coulant de la grande rivière à Goyaves par un canal de 3 Km de long construit à l'époque du Père Labat. C'est la seule distillerie fonctionnant aux Antilles françaises avec ce type de matériel. C'est un système très écologique et très économique. Cette grande roue d'un diamètre de 8 m et munie de 60 godets va faire tourner de gros cylindres, les moulins, qui écrasent la canne et en font jaillir le jus de couleur verte que l'on appelle aussi vesou. Ce jus est filtré et séparé des résidus végétaux que l'on appelle bagasse Chaque année sont broyées 2000 à 2500 tonnes de cannes qui proviennent des exploitations du Nord Basse-Terre. Les étapes de la fabrication, fermentation, distillation sont rigoureusement respectées. Le Domaine commercialise 30% de sa production à l'exportation, La fermentation Le vesou est acheminé dans des cuves de fermentation, chacune d'elle ayant une capacité de 16 000 litres. Ce vesou ainsi stocké va fermenter pendant 48 heures, à l'air libre, afin de bonifier la fermentation. Le jus dégage une odeur piquante très caractéristique, on l'appelle désormais la grappe. Pendant la fermentation, la cuve crache de la mousse, elle chauffe. À ce stade c'est imbuvable, mais un peu de patience bientôt le breuvage sera excellent La distillation Le jus, une fois fermenté, va être distillé. La distillation s'opère dans la colonne à distiller. Le principe est le suivant : la vapeur d'eau chaude fournie par un générateur, étant plus légère que l'air va remonter le long de la colonne et le jus fermenté viendra du haut. Et c'est cette vapeur d'eau chaude qui va capter le rhum contenu dans le jus fermenté pour couler entre 65 et 75° et se condenser dans un serpentin réfrigéré. On ajoutera de l'eau à ce rhum pour faire descendre le degré à 50 ou 55° afin de le commercialiser. La visite se fait à bord d'un petit train. Cela permet de profiter de magnifiques points de vue, mais aussi de découvrir les plantations de canne et d'ananas, l'élaboration du rhum et les fabriques d'épices ainsi que l'élevage d'ouassous, déformation de "Roi des Sources", car autrefois c'était le nom des écrevisses de rivière.
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Après la visite de la distillerie Séverin, direction Deshaies et la plage de Grande Anse, une des plus belles de Guadeloupe. C'est la plage la plus longue de Guadeloupe (1 Km). Son sable doré couleur caramel d'origine volcanique contraste avec la végétation luxuriante composée de cocotiers et de raisiniers d'un côté, et la mer de l'autre.
La soirée se terminera autour d'une pizza.
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Les Saintes sont un petit chapelet d'îlets faisant partie de l'archipel de Guadeloupe. Il est composé de 2 îles habitées très montagneuses, Terre-de-Haut et Terre-de-Bas ainsi que de 7 autres îlets inhabités : îlet à Cabrit, Grand-Ilet, îlet de la Coche, îlet des Augustins, îlet de la Redonde, Rocher-du-Pâté. Les îles sont baptisées "Los Santos" par Christophe Colomb, en l'honneur de la fête de la Toussaint. L’archipel des Saintes ne s’étend que sur 13 Km² mais est caractérisé par un grand littoral. Les côtes de ces îles sont dépourvues de vrais récifs mais leurs fonds rocheux sont tapissés de coraux. Les Saintes hébergent de nombreux iguanes terrestres.
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Le Fort Napoléon fut bâti au sommet du morne Mire, à l'emplacement du premier fort appelé "Fort Louis", qui fut détruit en 1809 par les Anglais. Cette magnifique forteresse militaire est restée intacte, et classée monument historique. Comme son nom l'indique, il fut construit par Napoléon, mais il n'y mit jamais les pieds. Il ne servit jamais non plus de forteresse, en temps de guerre, mais de pénitencier jusqu'au début du siècle dernier. Aujourd'hui transformé en petit musée sur l'histoire des Saintes et son environnement culturel, sa visite est très intéressante, tout autant que le chemin de ronde, d'où on surplombe la quasi-totalité de l'île, au milieu d'un jardin botanique dédié aux plantes grasses auxquels se mêlent de nombreux iguanes. Vue imprenable à 360° sur la Guadeloupe, Dominique et Marie-Galante
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Les iguanes sont très présents sur les Saintes, et particulièrement visibles aux abords du Fort Napoléon, où ils s'étendent paisiblement, insensible aux allées et venues des touristes.
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Visite de la Plantation Grand Café |
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Comme son nom ne l'indique pas, la Plantation Grand Café est une plantation de ... bananes. Dans les années 1940, c’était une plantation de café. Le coût de revient du café ayant chuté, la plantation s’est transformée en bananeraie tout en conservant son nom historique. Pour tout savoir sur les bananes, il suffit de grimper dans un chariot à la remorque d'un tracteur pour parcourir sans fatigue l'intérieur de la plantation, jusqu'à la piste d'atterrissage. Car dans toutes les plantations modernes, la lutte contre le temps est un élément fondamental. Plus elles sont transportées rapidement après la coupe et plus les bananes arriveront en état à destination. Sinon, ce ne sont pas moins de trente espèces différentes de bananes que l'on peut répertorier dans la Plantation Grand Café. Toutes sont présentées avec un panneau didactique pour mieux comprendre les particularités de chaque espèce, qu'elle soit locale ou non. La banane n'est pas replantée chaque année. Lorsque le bananier a donné un régime, il est abattu. Une pousse issue de la souche le remplacera, (cycle d'environ 9 mois). On voit les bananes lavées et découpées, puis mises en carton, prêtes à l'expédition. C'est un périple intéressant sur bien des points et en quittant ces lieux, on sait l'essentiel sur le mûrissement de ce fruit, les précautions qu'il exige, les raisons qui l'oblige à être enveloppé dans de grands sacs plastiques bleus, leur comportement pendant les cyclones... L'habitation, vieille de plus d'un siècle, elle est à l'image des constructions typiques des maisons de maîtres du siècle dernier.
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Dans la plantation, on y cultivait également le cacao et la vanille. Il reste encore quelques cacoyers et des fleurs exotiques comme l'alpinia (de la famille de la banane), la fleur de porcelaine ou le balisier.
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Ce sont trois chutes d’eau produites par le Carbet. - La première chute, la plus haute, mesure 115 mètres de haut, on y accède par un long sentier escarpé. La source du Carbet se situe à deux kilomètres en amont de celle-ci, à 1300 mètres d’altitude. - Du haut de ses 110 mètres, la deuxième chute est la plus touristique des trois, du fait de son accessibilité. On la rejoint par un sentier bétonné et très bien aménagé. - La dernière chute mesure 20 mètres de haut. Seuls les randonneurs expérimentés pourront jouir de cette chute qui a le débit le plus élevé de Guadeloupe.
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La Pointe des Châteaux et ses salines constituent le cap le plus avancé de la Guadeloupe. Le site est constitué de falaises et de végétation façonnées par le vent. Escalader le Morne Pavillon, petite colline située à l'extrémité de la Pointe des Châteaux, jusqu'à la grande croix, n'est pas si facile qu'il n'y paraît... mais le panorama sur la Désirade et sur Grande-Terre mérite amplement l'effort ! Par beau temps, on peut aussi apercevoir les Saintes, Marie-Galante et la Soufrière ! La Pointe des Chateaux présente une grande biodiversité. Elle compte près de 230 espèces végétales dont 28 rares et 25 propres aux Petites Antilles. On y recense également 80 espèces d'oiseaux. Pour ces raisons, la Pointe des Châteaux est devenue un site classé Grand Site National.
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La Porte d'Enfer et le Trou du Souffleur |
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La Porte d’Enfer est en fait un bras d’océan s’enfonçant dans les terres. Normalement sur la côte Est de la Guadeloupe se trouve l’océan Atlantique qui est très agité avec beaucoup de vagues venant s’écraser sur la côte. Mais il y a cette étroite bande d’océan prise dans la terre où l’on trouve une eau très très calme, couleur turquoise, chaude… Un chemin longe l’océan tout le long, on passe à coté du Trou de Madame Coco, une grotte où aurait un jour disparu cette dame… La légende raconte que, poursuivie par des histoires de cœur et victime de la rivalité d'une autre belle, elle y aurait disparu, son ombrelle à la main Le trou du Souffleur est, en fait, un geyser. Les vagues de l’océan s’enfonce dans le rocher pour être propulsé via des petits trous.
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Le cimetière de Morne à l'Eau |
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C'est le plus beau cimetière de Guadeloupe. Disposé en amphithéâtre, le cimetière semblable à un échiquier avec ses tombes à damier noir et blanc, couvre les flancs d’un morne. A la Toussaint toutes les tombes sont illuminées de bougies, une véritable animation règne autour et dans le cimetière. En cette période de fête des morts y règne une atmosphère très particulière.
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Marie-Galante, "'île aux cent moulins", fait partie de l'archipel de Guadeloupe. Elle se situe à 30 Km des côtes de la "Guadeloupe continentale". Sa superficie de 158 km2 en fait la 4ème île des Antilles françaises, juste après la Martinique (1 128 Km2), la Basse-Terre (848 Km2) et la Grande-Terre (586 Km2). Avant tout agricole, l'île connaît aussi une activité de pêche et s'ouvre petit à petit au tourisme. Comme en Guadeloupe et en Martinique, les habitants insulaires sont bilingues créole et français. Certains appellent Marie-Galante la Grande Galette à cause de sa forme arrondie de 15 Km de diamètre. L'île est un substrat calcaire vallonné, arrosé par l'alizé mais aussi soumis aux cyclones et aux tremblements de terre. La côte nord, face à la Grande-Terre, est caractérisée par une haute falaise. Une faille appelée la Barre sépare le quart nord du reste de l'île. À l'ouest, face à la Basse-Terre, plages et mangroves s'étendent le long de la mer des Caraïbes. Les rivières de Saint-Louis et du Vieux-Fort s'y écoulent après avoir traversé le plateau insulaire depuis le cœur de Marie-Galante. À l'est et au sud, le plateau devient mornes pour basculer en pentes escarpées vers une plaine littorale. Celle-ci longe l'Atlantique dont elle est protégée par une barrière corallienne, les cayes.
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La traversée de Guadeloupe vers Marie Galante |
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L'île produit sans nul doute le meilleur rhum du monde. Les trois distilleries que compte l'île (Bellevue, Bielle et Poisson) fabriquent un rhum blanc agricole, c'est-à-dire directement obtenu par la distillation du jus de canne, titrant 59°. La distillerie Bielle est la mieux mise en valeur de Marie Galante. On y découvre une distillerie aux équipements récents et en même temps, les charrettes à bœufs déchargeant leur canne mais aussi une chaudière et d’anciennes machines à vapeur.
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Le Château Murat est une ancienne exploitation sucrière du 18ème siècle. Le parc est splendide au même titre que la vue sur le lagon et l'île de la Dominique. On peut y voir les ruines de la sucrerie avec ses 2 cheminées et son moulin en très bon état. C'est probablement l'un des mieux conservés de l'île car il possède encore sa machinerie et sa charpente. A Marie-Galante, l'âge d'or de la canne se situe dans la seconde moitié du 18ème siècle. En 1790, sur les 11 500 habitants de l'île, 9 400 étaient des esclaves. C'est la révolution de 1848, l'abolition de l'esclavage et la concurrence du sucre de betterave qui a mis un sérieux coup de frein à la production de cannes. Dans la seconde moitié du 19ème siècle les petites sucreries moulins à vent cédèrent la place aux grandes usines qui à leur tour fermèrent leur porte. Le château Murat est un des plus beaux vestiges de cette époque. En 1795 habitait à Capesterre, un dénommé Dominique Murat, notaire et propriétaire d'une petite habitation caféière. Or, cette ancienne habitation fut fidèlement restaurée après un tremblement de terre de 1843. Mais déjà en 1839, elle était devenue la plus riche exploitation sucrière de l'île. Pas moins de 307 esclaves y travaillaient. Vendu à l'Etat à une époque où le château était très délabré, il fut réhabilité en 1970. Et jusqu'au passage du cyclone Marylin en 1995, il pouvait se visiter. L'intérieur avait d'ailleurs été transformé en écomusée avec une exposition permanente sur l'histoire et les arts populaires. Malheureusement, depuis que la toiture a été arrachée, le château donne l'impression d'être à nouveau à l'abandon.
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Caye Plate et Gueule Grand Gouffre |
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Le paysage de la côte nord est de Marie Galante, d’une beauté sauvage, est constitué par de vastes plateaux calcaires modelés par l’érosion, parsemés de dolines, et se terminant par les hautes falaises de la côte atlantique au nord, par des terrasses marines étagées dans la région des Galets, et par une succession d’anses et de pointes comme Caye Plate. Le chemin qui mène vers Caye Plate offre une vue spectaculaire sur les anses Bois d'Inde et Piton. Les falaises vertigineuses sont prises d'assaut par la mer. Dans l'arche naturelle de Gueule Grand Gouffre, la mer est venue creuser pour nous offrir un paysage et une formation géologique particuliers.
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Capesterre et la plage de la Feuillère |
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Quelques-unes des plus belles plages des Antilles françaises se trouvent ici. La plage de la Feuillère, dans le sud-est, près de Capesterre, est un coin de paradis entre lagon et sable blond
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Nous reprenons le bateau avant de nous envoler vers la Martinique |
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La Martinique doit son nom à Christophe Colomb qui la découvre en 1502. Elle est devenue française en 1635. L’île est alors appelée "Jouanacaëra-Matinino", habitée par les Kalinas. Le nom a évolué selon les prononciations en Madinina, "l’île aux fleurs", Madiana, Matinite et enfin, par influence de l'île voisine de la Dominique, le nom est devenu Martinique. Faisant partie de l'archipel des Antilles, elle est située dans la mer des Caraïbes, à environ 450 Km au nord-est des côtes de l'Amérique du Sud, et environ 700 Km au sud-est de la République dominicaine. D'une superficie totale de 1 100 Km², la place au 3ème rang après Trinidad et la Guadeloupe dans le chapelet d'îles qui constituent les Petites Antilles, la Martinique s'étire sur environ 60 Km de longueur, pour 27 Km de largeur. Le point culminant est le volcan de la montagne Pelée (1 397 m). Comme le reste des petites Antilles, la Martinique est soumise au risque sismique. Le peuplement de la Martinique est relativement récent. Son histoire est largement marquée par celle de la colonisation de l’Amérique, par l'esclavage, les guerres d’influence entre les anciens empires coloniaux européens, l’évolution des activités agricoles, l’éruption de la Montagne Pelée de 1902 et les calamités climatiques, ainsi que les revendications indépendantistes modernes. On sépare généralement la Martinique en deux zones distinctes. D'une part, une zone située au nord d'un axe Fort-de-France - Le Robert, qui constitue la partie la plus montagneuse et sauvage de l'île, domaine de la forêt tropicale, et, d'autre part, une zone située au sud de cet axe, moins accidentée, plus sèche et qui regroupe la majorité des installations touristiques.
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Arrivés en fin de soirée, nous profitons de la piscine de la propriété |
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C'est en 1657 que Pierre Dubuc, originaire de Normandie, débarque en Martinique. Pour avoir participer à plusieurs expéditions contre les Indiens Caraïbes, il reçoit en récompense une concession dans la région de La Trinité où il s'installe à partir de 1671. Balthazar, son deuxième fils, s'établit à la Caravelle sur l'Habitation Spoutourne mais c'est son petit fils Louis Dubuc du Galion qui fixe dans la pierre la puissance de cette famille en construisant l'Habitation Caravelle qui devait devenir, par la suite, le "château Dubuc". Les installations de cette Habitation sont, pour l'époque, considérables. L'importance des dépôts en particulier et l'isolement de l'Habitation laissent supposer la pratique d'autres activités que la production de sucre, à savoir la contrebande et le trafic d'esclaves. Cependant, dès 1770, le Château Dubuc est progressivement abandonné à la suite du terrible cyclone de 1766 et de la gestion désastreuse qui découle de la participation des Dubuc à différentes batailles contre les Anglais. Aujourd'hui une grande partie du château fait partie de la réserve naturelle gérée par le Parc Naturel Régional.
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Baignade à la plage des Salines à Sainte Anne |
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Le Rocher du Diamant et le Domaine de la Pagerie |
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Le rocher du Diamant est une petite île inhabitée au sud-est de la Martinique, à 3 Km environ de la pointe du Diamant, dans le canal (ou détroit) de Sainte-Lucie. L'îlot doit son nom aux reflets de ses parois à certaines heures du jour qui évoquent ceux d'une pierre précieuse Vestige de la forte activité volcanique qui a affecté cette région, voilà près d'un million d'années, cette île se présente comme un roc basaltique de 175 mètres de haut. Couvert de broussailles et de cactées, difficilement accessible, le rocher a pourtant joué un grand rôle durant les guerres napoléoniennes. Les guerres franco-anglaises du premier empire confèrent au Rocher une importance stratégique afin de contrôler le canal de Sainte-Lucie. Les Anglais s'en emparent, dépensent des sommes considérables pour le transformer en véritable forteresse. Ils se maintiennent 17 mois, puis sont délogés en Juin 1805 par l'amiral Villeneuve. Le Rocher perd alors de son importance militaire. C'est sur cette ancienne habitation sucrière, le Domaine de la Pagerie, qu'est née Marie Rose Josèphe Tascher de La Pagerie plus connue sour le nom de Joséphine de Beauharnais, première épouse de Napoléon Bonaparte et future impératrice. Au milieu d'un très beau parc se trouvent les ruines des bâtiments fonctionnels de l'habitation, ainsi qu'un petit musée consacré au souvenir de Joséphine. Cette vaste habitation de plus de 500 hectares, anciennement connue sous le nom de "Petite Guinée", exploitera jusqu’à 300 esclaves pour la production de cacao, de coton et de canne à sucre, avant de péricliter au début du 19ème siècle. Sévèrement endommagé par le cyclone de 1766 qui ravage entre autre la maison principale, puis démembré par ses propriétaires successifs à la mort de Joséphine, le domaine de la Pagerie est racheté en 1944 par Robert-Rose Rosette, futur maire des Trois-Îlets. Passionné d’histoire, celui-ci décide d’établir dans le seul bâtiment encore intact, les cuisines, un petit musée dédié à la mémoire de l’impératrice. Sont rassemblés là, des documents d’époque, des tableaux et quelques meubles du temps de Joséphine, dont son lit d’enfant à colonnes. Hormis ce petit musée et les ruines de quelques bâtiments de production, dont la sucrerie et le moulin à canne, il ne reste plus grand chose de l’habitation.
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La maison de la canne présente l'histoire de la canne à sucre depuis son introduction en Martinique au milieu du 17ème siècle, et met l'accent sur le système esclavagiste qui lui est intimement lié. Sur 2 étages, on découvre le fonctionnement des premières habitations esclavagistes, les procédés de fabrication du sucre et du rhum, les vieilles machines que l’on utilisait jadis, et la vie quotidienne des esclaves sur les plantations.
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Journée de repos. Les hommes ont essayé nos paréos |
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Sacré Coeur et jardin de Balata - Saint Pierre |
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Le Sacré Coeur de Balata est un bâtiment pour le moins atypique. C'est une réplique miniature du Sacré Cœur de Paris, situé sur les hauteurs de Fort de France le long de la route de la Trace. Après l’éruption de la montagne Pelée du 8 mai 1902, les populations du nord ont migré massivement vers Fort de France, accroissant fortement le nombre d’habitants, et afin de répondre à la demande des fidèles, en 1915, Monseigneur Lequien décida de construire cette église. Sa réalisation fut confiée à l'architecte français Wuifflef. Installé autour d'une ancienne maison créole, le Jardin de Balata, merveilleux parc botanique tropical a été crée par l’horticulteur et paysagiste Jean Philippe Thoze. Ce jardin tropical offre une collection unique d'arbres, plantes et fleurs tropicales, rapportés des Caraïbes et du monde entier : ginger, rose de porcelaine, balisiers, héliconia, alpinia, anthuriums, spathiphyllum, orchidées bambou, ixora, bromeliacées. Saint-Pierre, située à 31 km au nord de Fort-de-France sur la côte caraïbe au sud-ouest de la Montagne Pelée, a été fondée en 1635. Elle était l'ancienne capitale économique de la Martinique jusqu'à l'éruption de la Montagne Pelée. Le 8 mai 1902, une nuée ardente rase en quelques secondes toute la ville, faisant 26 000 morts et détruisant 40 navires dans le port. Un prisonnier, Cyparis, protégé par les murs épais de sa cellule, put survivre à la catastrophe. La ville reste alors en cendres pendant plusieurs décennies avant d'être progressivement reconstruite (la Chambre de commerce reconstruite est actuellement un des plus beaux ouvrages architecturaux de l'île). Actuellement classée Ville d'art et d'histoire, l'activité de Saint-Pierre est basée essentiellement sur le tourisme et notamment sur la plongée, le port présentant de nombreuses épaves de navires.
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Après que les hommes aient fait la vaisselle, visite de l'habitation Clément |
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L'habitation Clément est une ancienne habitation sucrière située sur la commune du François. Elle comprend 3 parties : - L'ancienne distillerie du rhum Clément (maintenant reconvertie en musée) ; - Les chais de vieillissement du rhum Clément (toujours utilisés actuellement) ; - Des bâtiments d'habitation (dont certains sont ouverts à la visite). Sous sa forme actuelle, la distillerie a été fondée par Homère Clément. Rapidement, le rhum Clément acquit une réputation internationale qu'il conserve aujourd'hui. Le rhum Clément n'est désormais plus distillé sur place, mais le vieillissement y est toujours réalisé. La construction, datant de la fin du 18ème siècle, début 19ème siècle, est d'architecture antillaise traditionnelle. Le mobilier intérieur est de style compagnie des Indes. Le domaine s'étend sur un terrain de 300 hectares. Le parc botanique de 17 hectares comprend arbres et plantes tropicales.
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Le nord de l'Île avec les communes de Basse Pointe, Le Lorrain, Grand Rivière |
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Nous prenons le bâteau à la Pointe du Bout pour rejoindre Fort de France et visiter le centre ville tranquillement à pied. Construit en 1638 au début de la colonisation, le Fort Saint-Louis pris son aspect actuel au 18ème siècle. Dominant la presqu'île qui barre l'accès à la Baie du Carénage, il permit de repousser les tentatives d'invasion de Ruyter en 1674 et de l'amiral Rodney en 1759. Trois ans plus tard, en 1762, ses imposantes murailles ne lui furent d'aucun secours, lorsque les anglais s'emparèrent des hauteurs avoisinantes pour le bombarder. Sa valeur stratégique sérieusement amoindrie par les progrès de l'armement moderne, Fort Saint-Louis fut progressivement abandonné. Edifiée en 1671, la Cathédrale Saint-Louis n'échappe pas au destin mouvementé de la ville. Incendiée par les soldats de Ruyter, elle est détruite à plusieurs reprises (tremblement de terre de 1839; incendie de 1890; cyclone de 1891; tremblement de terre de 1953). L'édifice actuel fut presque entièrement reconstruit en 1978 dans sa version fin 19ème due à Henri Picq, l'architecte de la Bibliothèque Schoelcher. L'intérieur surprend par son étonnante clarté. Les vitraux qui retracent l'histoire de la ville. Avec sa coupole et ses façades colorées, la bibliothèque Schoelcher est sans doute le plus beau monument de la ville. Construite sur les plans de l'architecte Henri Picq, elle fut d'abord présentée à l'Exposition Universelle de 1889 à Paris, avant d'être démontée et transportée par bateau jusqu'à Fort de France. Destinée à accueillir la collection de livres offerte par l'abolitionniste Victor Schoelcher, pour un accès libre et gratuit de chacun à la culture, la bibliothèque propose aujourd'hui un fond de 130 000 livres et reste ouverte à tous. L’ancienne structure métallique du grand marché couvert a fait place à une armature plus moderne, et l’animation qui régnait ici a perdu un peu de ses couleurs. À côté des stands d’artisanat, quelques mammas vendent encore légumes et épices (muscade, cannelle, gingembre, cacao, cristophine, fruit à pain, tamarin, igname, patate douce, etc.). Au retour, nous nous sommes baignés une nouvelle fois à la plage des Salines à Sainte Anne, incontestablement la plus belle plage de l'île. Elle fait plusieurs kilomètres de long et est bordée par de nombreux cocotiers. Au loin, on peut apercevoir le Diamant ainsi que Sainte Lucie.
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Promenade autour du Marin et retour aux Salines pour le coucher de soleil |
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Pour notre dernière soirée, nous nous offrons une soirée langouste |
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C'est le dernier jour, le ménage de la location est terminé. |
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la Guadeloupe et la Martinique abritent malgré leurs petites tailles une vaste et populaire musique originale qui a gagné un renom international grâce au succès du zouk dans les années 1980. Le zouk a pour origine les musiques folkloriques antillaises comme le gwoka guadeloupéen et le chouval bwa martiniquais.
Après l'abolition de l'esclavage en 1848, la musique créole trouva son lieu de prédilection et de croissance à Saint-Pierre, capitale culturelle de la Martinique pendant le XIXème siècle jusqu'à la catastrophe de sinistre mémoire qui la réduisit en cendres le 8 mai 1902. Saint-Pierre possédait depuis la fin du XVIIIème siècle un théâtre où se donnaient des concerts, se jouaient des opéras, et où l'on organisait plusieurs bals annuels. Mais c'est dans les bastringues et les cercles de société que se façonnait véritablement la musique populaire. Dédiée essentiellement à la danse : la biguine à deux temps, dérivé syncopé de la polka, la valse créole, emphatique, langoureuse, et la mazurka, à trois temps comme la valse mais s'en distinguant par les accentuations, comportant en outre deux parties, l'une alerte et enjouée, l'autre tendre et sentimentale "la nuit" donnant aux couples le prétexte de s'enlacer amoureusement. Pour compléter ce panorama, il faut ajouter encore le quadrille à commandements, resté plus vivace en Guadeloupe qu'à la Martinique, et la valse pasillo, légère et sautillante, venue d'Amérique Centrale. L'instrument par excellence de la musique antillaise était et reste encore la clarinette. Les premiers orchestres comprenaient aussi le trombone, apte par ailleurs à drainer dans les rues les foules surexcitées lors des "vides" ou défilés de carnaval. Mais les instruments à cordes : guitare, violon, violoncelle, tenaient une place de choix. Enfin, il ne faut pas oublier l'incontournable "chacha", cylindre de fer blanc rempli de grenaille, dont des mains virtuoses et expertes savaient extraire un rythme puissant, envoûtant.
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