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Bien avant d'arriver à Colombey-les-Deux-Églises, on aperçoit la monumentale Croix de Lorraine, en granit de Bretagne, symbole de la France libre. La croix de Lorraine (appelée auparavant croix d'Anjou) est une croix à double traverse. Elle figure dans les blasons des archevêques. Cette croix figurait dans la symbolique des ducs d'Anjou devenus ducs de Lorraine à partir de 1431.
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Le village de Colombey est devenu célèbre pour avoir été choisi par le général de Gaulle, qui y avait acquis une propriété le 9 juin 1934 "La Boisserie". Le général et son épouse ainsi que leur fille Anne sont inhumés dans le petit cimetière communal. Son gendre, le général Alain de Boissieu, décédé en 2006, repose à côté de la tombe du général.
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Document manuscrit, fait en 3 exemplaires numérotés (le 1er à Georges Pompidou, le deuxième à Elisabeth de Gaulle et le troisième à Philippe de Gaulle). Je veux que mes obsèques aient lieu à Colombey-les-Deux-Eglises. Si je meurs ailleurs, il faudra transporter mon corps chez moi, sans la moindre cérémonie publique. Ma tombe sera celle où repose déjà ma fille Anne et où, un jour reposera ma femme. Inscription : Charles de Gaulle (1890-?.). Rien d'autre. La cérémonie sera réglée par mon fils, ma fille, mon gendre, ma belle-fille, aidés par mon cabinet, de telle sorte qu'elle soit extrêmement simple. Je ne veux pas d'obsèques nationales. Ni président, ni ministres, ni bureaux d'assemblées, ni corps constitués. Seules, les Armées françaises pourront participer officiellement, en tant que telles ; mais leur participation devra être de dimension très modeste, sans musiques, ni fanfares, ni sonneries. Aucun discours ne devra être prononcé, ni à l'Église ni ailleurs. Pas d'oraison funèbre au Parlement. Aucun emplacement réservé pendant la cérémonie, sinon à ma famille, à mes Compagnons membres de l'ordre de la Libération, au Conseil municipal de Colombey. Les hommes et femmes de France et d'autres pays du monde pourront, s'ils le désirent, faire à ma mémoire l'honneur d'accompagner mon corps jusque sa dernière demeure. Mais c'est dans le silence que je souhaite qu'il y soit conduit. Je déclare refuser d'avance toute distinction, promotion, dignité, citation, décoration, qu'elle soit française ou étrangère. Si l'une quelconque m'était décernée, ce serait en violation de mes dernières volontés. 16 janvier 1952
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Charles de Gaulle et sa femme achètent la Boisserie le 9 juin 1934. A cette époque ils ont trois enfants : un fils de 12 ans et demi, une fille de 10 ans et une autre fille âgée de 6 ans née handicapée. Cette petite fille, être vulnérable, avait besoin de grand air. C'est donc la petite Anne qui sans le vouloir, fut la cause de l'installation de ce ménage venu de Paris pour être "au vert" et éloigné de la vie trépidante de la Capitale. L'acte de vente leur attribue une maison de quatorze pièces entourée d'un vaste terrain. A cette époque elle s'appelle la Brasserie mais sera rebaptisée avec plus d'élégance "La Boisserie". La transaction pour l'achat de cette maison s'est effectuée sous la forme d'un viager. Avec sa Citroën B14, il pense rallier Paris et la Boisserie en 4 heures. Pourtant, La Boisserie n'était pas, en 1934, une habitation luxueuse, encore sans eau à l'intérieur et bien sûr, sans téléphone. La maison fut très endommagée par les Allemands au cours de la Seconde Guerre. Après la Libération, la Boisserie dû subir d'importantes réparations ainsi que des transformations. Le chauffage central et l'eau chaude sont installés et une tour hexagonale construite en moellons par souci d'économie, est ajoutée à l'extrémité de la maison pour l'agrandir ; avec le temps la vigne vierge unifiera l'ensemble. C'est au rez de chaussée de cette tour que le général aménagera son bureau, ouvert sur un splendide paysage, et qu'il y écrira ses Mémoires. La maison le couple de Gaulle pour la "traversée du désert", de 1946 à 1958. En septembre 1958, le Général de Gaulle organise la seule visite officielle, et invite le Chancelier Konrad Adenauer. Cet évènement scelle la réconciliation Franco-Allemande et jette les premières bases de l'Union Européenne. Par la suite, la Boisserie fut un lieu de repos et de retrouvailles pour le Président de la République et sa famille. Replié à Colombey-les-Deux-Eglises après son départ du pouvoir en 1969, Charles de Gaulle mourut le 9 novembre 1970 dans la bibliothèque de sa demeure.
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Depuis le 11 octobre 2008, au pied de la Croix de Lorraine à Colombey-les-Deux-Eglises, un lieu de mémoire doté des derniers équipements muséographiques et scénographiques permet de découvrir la personnalité du plus célèbre Français du 20ème siècle : le Général de Gaulle. Une parfaite intégration paysagère de la construction permet de préserver les panoramas champenois que le Général aimait tant. Sur plus de 1 600 m2 d’exposition, on découvre les hauts faits de la carrière militaire et politique de Charles de Gaulle mais aussi des aspects plus intimes de sa vie familiale. Sur 2 étages, le bâtiment permet d’appréhender le personnage et ses convictions mais aussi de décrypter sa pensée. Au 1er niveau, on entre au cœur de l’histoire de France, dans la période tragique de la Seconde Guerre mondiale, face à l’invasion allemande (appel du 18 juin et demande d’armistice par Pétain). La découverte se poursuit avec le parcours de la France Combattante et les multiples difficultés qu’elle doit affronter. Viennent ensuite la libération de Paris et celle de la France tout entière. Le 2ème niveau revient sur le départ brusque du pouvoir en 1946 du Général en offrant une vue sur les paysages qu’il affectionnait et sur la Boisserie, sa maison familiale. Après la "traversée du désert", l’exposition est centrée sur l’homme politique, le chef de l’Etat. L’exposition permanente met aussi en avant des aspects moins connus de la vie du Général : ses qualités de père de famille, les actions de sa famille durant la seconde guerre mondiale, ses relations avec les habitants de Colombey… Un Charles de Gaulle plus intime est mis en scène.
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Radio Londres a diffusé ce slogan : "Radio Paris ment, radio Paris est Allemand".
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Les Français parlent aux Français fut une émission quotidienne radiophonique en français sur les ondes de la BBC, diffusée du 14 juillet 1940 au 31 août 1944. Après la défaite française et la signature de l'armistice le général de Gaulle réfugié à Londres lance l'appel du 18 Juin pour poursuivre la bataille. Dans la foulée, une émission quotidienne, indépendante de la France libre, est diffusée à partir du 14 juillet, date de la fête nationale française appelée "Ici la France" puis à partir du 6 septembre 1940 "Les Français parlent aux Français".
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Le Chant des partisans ou Chant de la libération est l’hymne de la Résistance française durant l’occupation par l’Allemagne nazie, pendant la Seconde Guerre mondiale. Créées en 1943, les paroles sont de Joseph Kessel et de Maurice Druon, et la musique est composée par Anna Marly. Devenu l’indicatif de l’émission de la radio britannique BBC Honneur et Patrie, puis signe de reconnaissance dans les maquis, Le Chant des partisans devient un succès mondial. On choisit alors de siffler ce chant, car la mélodie sifflée reste audible malgré le brouillage de la BBC effectué par les Allemands.
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Le général Charles de Gaulle, déjà déchu de sa nationalité, est condamné à la peine capitale par contumace. En outre, il est aussi dégradé et tous ses biens doivent être confisqués. Présidé par le général Frère, celui-là même qui avait annoncé à Charles de Gaulle début juin qu'il allait être ministre, le tribunal a jugé par cinq voix contre deux que l'accusé avait non seulement déserté, mais qu'il s'était mis au service d'une puissance étrangère. En fait, les autorités de Vichy ont fait appel d'un premier jugement, prononcé le 4 juillet à Toulouse, et dont la "coupable indulgence" requérait quatre ans de prison et 100 francs d'amende pour délit d'"excitation à la désobéissance". L'intéressé a fait savoir qu'il tenait ces jugements pour "nuls et non avenus
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L'appel du 18 Juin est le premier discours prononcé par le général de Gaulle à la radio de Londres, sur les ondes de la BBC, le 18 juin 1940, dans lequel il appelle à ne pas cesser le combat contre l'Allemagne nazie et dans lequel il prédit la mondialisation de la guerre. Ce discours, très peu entendu sur le moment mais publié dans la presse française le lendemain et diffusé par des radios étrangères, est considéré comme le texte fondateur de la Résistance française, dont il demeure le symbole.
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Les Présidents de la Cinquième République |
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La Croix de Lorraine, une volonté du Général |
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La décision de réaliser le Mémorial de Colombey trouve son origine en 1954, quand le général de Gaulle confie à un journaliste : "Voyez cette colline. C'est la plus élevée. On y édifiera une Croix de Lorraine quand je serai mort". D'après André Malraux, le Général sceptique aurait ajouté : "Personne n'y viendra, sauf les lapins pour y faire de la résistance…". En réalité, dès la première année d'ouverture, le Mémorial attire 400 000 visiteurs… Constitué le 23 mars 1971, c'est-à-dire quelques mois après la mort du Général, un Comité national prend en charge la réalisation du Mémorial. Yvonne de Gaulle souhaite que le Mémorial soit inauguré le 18 juin 1972. Le 7 mai 1971, douze équipes d'architectes sont invitées à concourir. Le 12 novembre 1971, Henri Duvillard président du Comité national, informe les architectes Marc Nebinger et Michel Mosser que leur projet de Croix de Lorraine a été retenu par le Comité national. Il leur reste moins de sept mois pour édifier le monument. L'ouvrage que les architectes ont élaboré sur le papier est une immense Croix de Lorraine de 44,30 mètres de haut pour un poids total sans fondations de 950 tonnes, revêtue d'un parement en granit rose et habillée de surfaces en bronze de 10 mm d'épaisseur. Pendant ce temps, à Colombey, les terrassements sont réalisés, avec des fondations de 10 mètres sur 12, représentant un poids de béton de 1 100 tonnes. Madame de Gaulle vient régulièrement encourager les ouvriers. Au total, 350 compagnons, cadres, ingénieurs et maîtres d'œuvre ont travaillé sans interruption pendant 118 jours à la réalisation de l'ouvrage. Le 17 juin 1972, à Paris, Henri Duvillard recueille la flamme sous l'Arc de triomphe et allume un flambeau relais qui est transporté jusqu'à Colombey. Sur la place du petit village, le soir, devant le monument aux morts, Henri Duvillard enflamme une coupe de bronze. Au même instant, la Croix de Lorraine s'illumine. Le lendemain, 18 juin 1972, une foule de 50 000 personnes s'amasse au pied de la Croix et sur toute la colline.
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Lieu de recueillement, l’esplanade pavée où s’élève le monument offre également un panorama splendide sur les paysages de Haute-Marne que de Gaulle aimait tant.
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La Complainte du partisan
La chanson a été écrite à Londres en 1943 par Emmanuel d'Astier de La Vigerie, surnommé Bernard dans l'armée des ombres, et Anna Marly pour la musique. Elle passe pour la première fois à la BBC à destination de la France occupée et un des disques est même détruit par la DCA allemande lors d'un parachutage de résistants. Elle devient une chanson populaire dans les années 1950. Elle est désormais moins connue que le presque homonyme Chant des Partisans, également composé par Anna Marly mais écrit par Joseph Kessel et Maurice Druon, devenu l'hymne officiel de la Résistance française.
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